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Les choses à savoir sur la soie du Laos
La soie laotienne, qui fait partie des soies sauvages, se définit par sa méthode de fabrication exclusivement manuelle et artisanale. D’aspect plus brute, plus naturelle et moins lissée, la soie laotienne est une matière noble, vivante, et majoritairement 100% bio. On trouve encore un peu partout au Laos, la sériciculture organisée en de petites unités de production, souvent familiales.
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 La soie laotienne, qui fait partie des soies sauvages, se définit par sa méthode de fabrication exclusivement manuelle et artisanale. D’aspect plus brute, plus naturelle et moins lissée, la soie laotienne est une matière noble, vivante, et majoritairement 100% bio. On trouve encore un peu partout au Laos, la sériciculture organisée en de petites unités de production, souvent familiales.

 
Teinture et filage sont réalisés manuellement. Quant au tissage, c’est également de l’artisanat pur mais qui demande une grande dextérité. En effet, une tisserande réalise seulement un à deux mètre par jour et on peut compter une semaine pour des motifs plus complexe. Plus les motifs sont difficiles plus le temps est long et certaines écharpes de grand format sont réalisés en un mois. La soie Lao, qui fait partie des soies sauvages, se définit par sa méthode de fabrication exclusivement manuelle et artisanale. Elle a de ce fait un aspect plus brute, plus naturelle, moins lissée que ses homologues indiennes, européennes et chinoises, ce qui en fait une matière noble, vivante, et majoritairement 100% bio.
 

L'histoire de la soie laotienne

 
 
 

 
La soie laotienne, est une soie sauvage qui se caractérise par la méthode de fabrication manuelle et artisanale, sans aucune machine. La soie laotienne est plus « nature », c’est-à-dire, qu’elle est brute, légèrement granuleuse, avec de belles couleurs nobles et vivantes, généralement elle est biodégradable. La sériciculture, la culture de vers de soie se trouve un peu partout au Laos, il n’y a pas de grandes entreprises qui occupent le domaine, ce sont généralement des familles qui se transmettent les terres de générations en générations. Cependant il arrive que la teinture, le filage et le tissage soient laissés à des artisans qui son maître en la matière car cela demande beaucoup d’entrainement et de dextérité. Il faut environ un jour pour réaliser 1,5 mètre de tissage, pour des motifs simples ou unis. Pour des motifs très complexes il peut y avoir jusqu’à 1 mois pour finir une pièce !

 
Etant donné qu’il n’y a pas de machine, que tout est fait à la main, chaque modèle est unique. De plus, la tisserande utilisera tout son art pour concevoir cette pièce, ainsi que son inspiration, ses envies, sa habileté… Même la pression des doigts sur la soie aura des conséquences sur le rendu final. Pour donner quelques chiffres, il ne faudra pas moins de 5000 cocons pour faire 1 kilo de soie, durant un processus qui se déroule sur 8 jours. Pensez qu’un kilo de soie coûte environ 25$ donc il faut comprendre les prix des pièces une fois achevés. Car, pour rappel, tout est fait à la main ! Et il faut s’occuper des petits vers de soie en leurs donnant nourriture et entretien tous les jours.
 

De nombreuses étapes

Tout d’abord, il s’agit de nourrir les vers à soie 4 fois par jour, avec des feuilles fraîches de mûrier blanc. Ces petites bêtes doivent manger sans discontinuité durant 1 mois. A la suite de quoi les vers seront disposés sur des piques "hérissons" entre lesquels ils pourront tisser durant quelques jours leur cocon protecteur.


 
Lorsque les vers sont en passe de percer le cocon, on les ébouillante puis on procède à l’extraction de la soie par des bains alcalins (décreusage). Les fils seront ensuite bouillis dans de l’eau pure afin d’obtenir la souplesse attendue. Plus l’opération est répétée plus la soie est souple ; et il faudra de la part de la fileuse une grande connaissance des matières premières utilisées. Il ne faudra pas moins de 5000 cocons pour faire 1 kilo de soie grège, durant un processus qui se déroule sur 8 jours. Viennent ensuite les étapes de filage, de teinture, puis de tissage, toutes ces étapes étant réalisées manuellement. Pour réaliser une longue étole traditionnelle, il faudra compter souvent plus d’un mois de travail.
 

Des qualités de soie différentes

 

Plusieurs qualités de fil sont obtenues : on extraira un fil de texture inégale en employant le cocon en entier (mai sao lueai), un fil de texture plus rêche en employant l’extérieur du cocon (pueak mai) et un fil lisse et fin avec exclusivement l’intérieur du cocon, c’est la soie royale (mai nyot). Ces fils de soie grège sont appelés plis. A ce stage rentrent en jeu la dextérité et la connaissance de la fileuse qui devra former son fil définitif (celui qui servira au tissage à proprement parler) de 1, 2, 3 ou 4 plis, le pli n°1 donnant la soie la plus fine, la plus souple, la plus résistante et la plus brillante. Selon la pression des doigts au moment du filage, selon la technique de jointure des fils, la soie sortira plus ou moins régulière.
 

Un artisanat pour les locaux

 


Le premier marché de la soie Lao est assurément local. Les laotiens ont en effet conservé leurs traditions, et utilisent les pièces de soie (châles, foulards, jupes, étoles etc.) pour les cérémonies traditionnelles bouddhiques, shamaniques ou tout simplement à l’occasion des fêtes de mariages, des représentations officielles, etc.

La sériciculture est souvent pratiquée par les familles pour venir en complément des revenus par ailleurs relativement maigres au Laos. Cela demande beaucoup d’entretien, notamment de nourrir les voraces chenilles quelque 4 fois pas jour en feuilles fraîches. Le kilo de soie (qui demande, on le voit bien, un travail important) se négocie aux environs de 25 dollars au Laos, ce qui permet la confection de pièces de tissus abordables pour les laotiens.